Rodlin Christolin en résidence dans la cité d’Alcibiade Pommayrac

Rodlin Christolin en résidence dans la cité d’Alcibiade Pommayrac

Le comédien, dramaturge et poète Rodlin Christolin dépose ses bagages à Jacmel. Sous la férule des Éditions Pulucia, il a été accueilli vendredi 29 dans le calme du centre culturel Charles Moravia situé dans la localité de Breman pour un séjour de deux semaines. C’était à deux jours de la Saint Jacques et Saint-Philippe. Et il a pu découvrir, en bon pèlerin, quelques-uns des multiples charmes dont trépide cette ville, l’une des plus hospitalières du pays.

« Jacmel est un endroit magnifique. Il y a tout pour faire venir l’inspiration », a-t-il déclaré, le regard balayant l’écran de son computer. L’auteur de « Symphonie de l’ombre » publié chez les Éditions Miroir ne cache pas son coup de cœur pour la ville qui a vu grandir René Depestre. En plus de peaufiner son recueil de poèmes « Quand j’ai mal de ma négrité » dont les premiers vers ont été inspirés par la candeur de Jacmel, Rodlin Christolin aura à travailler sur la mise en scène d’un texte de Raymond Gousse intitulé « Enfantillages ».

 

Interrogé sur son œuvre en gestation, plus particulièrement sur le titre « J’ai mal de ma négrité », il n’est pas allé par quatre chemins pour déballer les raisons qui l’ont conduit à épouser un intitulé aussi évocateur que provocateur. « Je suis parti du point de vue de Léopold Sédar Senghor qui disait : — Je dis négrité et non négritude puisqu’il s’agit de l’esprit nègre plutôt que du vécu nègre —. Les sujets qui y sont développés sont multiples. Car il s’agit d’une vision globale d’un personnage qui donne voix à des dizaines d’autres autour des problèmes qui les concernent  tous. D’ailleurs, le plus grand dilemme que j’aie avec ce texte je ne sais pas ce que ce va être au final peut-être un roman, peut être un essai, de la poésie ou juste une pièce avec des dialogues non titrés. Peut-être, c’est l’éditeur qui va le classifier. Une chose est sûre, l’œuvre ne sera pas une utopie, car le point central sera l’existence en elle-même. »

 

Pour le PDG des Éditions Pulucia, Pierre-Paul Ancion, accorder une résidence à un poète, un dramaturge ou un romancier, rentre dans le cadre des innovations. « C’est important pour nous d’accompagner les créateurs et de promouvoir la création artistique ; et ce n’est que peu de ce que nous envisageons », a-t-il souligné. « Dans le cas de Rodlin Christolin, nous sommes heureux de lui accorder cette résidence. Il est bourré de talents et il est promis à un bel avenir », a-t-il conclu tout en saluant la fougue du staff des Éditions Pulucia ainsi que le centre culturel Charles Moravia qui s’assigne l’immense mission d’impulser la dynamique de promotion artistique et littéraire.

 

Rodlin Christolin est de ceux qui font d’une pierre plusieurs coups. Durant son séjour, il animera un atelier de théâtre pour les jeunes du centre culturel Charles Moravia. C’est pour lui, l’occasion de se rendre utile d’abord à lui-même et aussi aux autres jeunes qui nourrissent une passion dévorante pour le théâtre. Le dramaturge ne compte pas chômer si tôt. Au mois de juillet, il sera en Corse (France) pour un stage à l’occasion de la 19e rencontre internationale du théâtre organisé par ARIA.

Lord Edwin Byron

 

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